Episode enregistrée le 22 décembre 2025.
C’est l’une des erreurs les plus fréquentes des néophytes : croire que le plongeur emporte de l’oxygène dans la bouteille sur son dos. Pourtant, comme nous l’explique le Dr Mathieu Coulange dans cet épisode de notre podcast : l’oxygène est un gaz qui demande une grande attention et une excellente formation dès que la pression augmente.
Pour comprendre pourquoi l’oxygène peut être dangereux, il faut d’abord comprendre la pression partielle. Imaginez un mélange de gaz. La pression partielle d’un gaz, c’est la pression qu’il exercerait s’il était seul dans la bouteille.
A la surface (1 bar), l’air contient 21% d’oxygène. Sa pression partielle (PpO2) est de 0,21 bar.
A 10 mètres (2 bars), ce même mélange a une PpO2 de 0,42 bar (0,21×2).
Le Dr Mathieu Coulange nous rappelle que l’oxygène est un médicament puissant, mais qu’il possède un seuil de toxicité. On fixe la limite de sécurité à 1,6 bar de PpO2.
Si vous dépassez cette limite (par exemple en descendant trop profond avec un Nitrox enrichi), vous risquez une crise convulsive hyperoxique. Sous l’eau, le danger n’est pas la crise elle-même, mais la perte du détendeur et la noyade qui s’ensuit.
C’est une toxicité liée à une exposition prolongée (plusieurs heures). Elle ne concerne pas le plongeur de loisir, mais beaucoup plus les patients en caisson hyperbare ou les plongeurs “tech” effectuant de très longs paliers.
Le Nitrox est un air enrichi en oxygène (souvent 32% ou 36%). En augmentant la proportion d’oxygène, on diminue mécaniquement la part d’azote.
Moins d’azote absorbé = moins de micro-bulles lors de la remontée = une sécurité accrue contre l’accident de désaturation.
Puisque vous avez plus d’oxygène, vous atteignez le seuil de toxicité (1,6 bar) beaucoup plus vite.
Le Nitrox réduit votre profondeur maximale d’évolution (MOD).
C’est le grand débat sur les bateaux de plongée. Si certains parlent d’effet placebo, le Dr Coulange apporte une explication scientifique : “En ayant moins de bulles circulantes, on diminue le phénomène inflammatoire lié à ces bulles.” Moins d’inflammation signifie une récupération plus rapide et donc, potentiellement, moins de fatigue ressentie.
Le Nitrox est un outil formidable de “médecine de la santé” (prévention), mais il ne doit jamais être utilisé sans formation.
Comme le dit Mathieu Coulange : “Le Nitrox, c’est pour plonger plus en sécurité, pas pour faire n’importe quoi.”
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👤 RETROUVEZ MATHIEU COULANGE
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