Mon baptême de plongée en mer

Cette année 2020, j’ai effectué mon baptême de plongée en mer. C’était en Corse à l’Ile Rousse, dans le centre de plongée EPIR (Ecole de Plongée de l’Ile Rousse).

EPIR ile rousse corse

Equipement

Avant le départ, il faut s’équiper. Masque, palmes et combinaison. Le bloc (bouteille d’air et gilet stabilisateur) est déjà sur le bateau. Il est très important d’avoir un masque à sa taille : si le masque est trop grand, il peut y avoir des infiltrations d’eau, très désagréables. Des palmes trop petites sont quant à elles inconfortables (pieds serrés) et peuvent donner des crampes ; trop grandes, on risque de les perdre dans l’eau. C’est donc avec l’aide d’un moniteur que s’effectue le choix et l’essayage des équipements.

En bateau 

Une fois que tous les plongeurs sont prêts et équipés, c’est le départ : on embarque sur le bateau (un semi-rigide). La monitrice va profiter des quelques minutes de navigation jusqu’au site de plongée pour nous expliquer le déroulement du baptême et rappeler les consignes de sécurité : gestes de communication, méthode pour éviter les douleurs aux oreilles… C’est d’autant plus important que pour certaines personnes, il s’agira là de leur tout premier contact avec la plongée. J’ai fait mon baptême en piscine deux ans auparavant, donc ce sont des rappels bienvenus pour moi aussi. Même pour les plongeurs plus réguliers, le rappel des règles élémentaires et les contrôles de sécurité font partie de la routine avant chaque plongée.

Attente

Une fois arrivés à destination, un premier groupe de plongeurs en cours de formation pour le niveau 1 (dont mon papa) se mettent à l’eau. Les baptêmes se font un par un, chacun étant accompagné individuellement par un moniteur. Nous sommes plusieurs dans le groupe et l’attente est longue. Rendue encore plus longue par l’excitation, l’impatience et le soleil corse qui cogne déjà fort, même s’il n’est que 10h du matin. Je passe la dernière, ce qui va permettre à mon papa (revenu de sa plongée) de se mettre à l’eau pour me filmer un peu pendant mon baptême.

Quand vient mon tour, avant de me mettre à l’eau et selon l’usage, je crache dans mon masque pour éviter que de la buée ne se forme à l’intérieur du masque et ne gâche ma plongée en m’empêchant de bien voir. Il existe des manœuvres pour nettoyer le masque sous l’eau, mais j’apprendrais ça quand je passerai mon niveau 1.

Masque rincé, un peu d’eau sur la nuque et c’est le grand saut. Véronique, la monitrice qui va “me baptiser” m’aide à enfiler le gilet stabilisateur et à bien l’ajuster selon mon (petit) gabarit. En plongée, la sécurité prime sur tout ! On revérifie donc le bon fonctionnement du détendeur (en prenant quelques inspirations) et du gilet stabilisateur (gonflage et dégonflage) et évidemment, on s’assure d’avoir de l’air dans son bloc grâce au manomètre qui affiche la pression dans la bouteille. Une fois ces vérifications effectuées, je m’immerge avec l’aide de la monitrice qui purge l’air présent dans la stab.

Immersion !

En purgeant la stab et en expirant, c’est lentement et naturellement que je m’enfonce dans l’eau. Je regarde autour de moi. C’est magnifique ! Je reconnais beaucoup des poissons que je voyais avec mon masque et mon tuba au bord de la plage. Mais ici, c’est à une autre échelle : des centaines de poissons, qui semblent aussi un peu plus gros. L’immensité est impressionnante : il semble ne pas y avoir de limite, je suis plongée dans l’infini de la mer Méditerranée. Une fois passée les premières minutes d’émerveillement, j’arrive à me concentrer et à admirer plus calmement le spectacle qui s’offre à moi. J’aperçois de nouvelles espèces de poissons.

Je constate que les herbiers de posidonie grouillent de vie. De nombreuses espèces utilisent ces prairies sous-marines pour se nourrir, s’abriter et donc on peut y voir de nombreux poissons juvéniles. La posidonie est une plante (ce n’est pas une algue) : elle possède des racine et produit des fleurs. Elle est typique de la Méditerranée et c’est d’ailleurs une espèce protégée, car elle est très importante pour l’écosystème marin. La monitrice me montre des poissons que je rate car c’est difficile de tout voir, de rester calme tout en se concentrant sur sa respiration avec toutes les merveilles qui m’entourent. Elle ne manque pas de me rappeler de faire la Valsalva, pour rééquilibrer mes oreilles et éviter les douleurs survenant avec la profondeur.

Voici la vidéo de mon baptême de plongée en mer, à l’Ile Rousse, en Corse.

En visite chez les poissons

La multiplicité et la grande diversité de la faune et de la flore dépassent ce que j’imaginais. Le commandant Cousteau parlait du “monde du silence”, je suis surprise que l’environnement soit si bruyant. Au-delà des bruits de respiration que nous faisons avec nos détendeurs, la mer semble grouiller d’une multitude de bruits divers et variés. Les poissons sont chez eux, dans leur élément et leur attitude sereine se charge de nous le rappeler.

Parfois, certains curieux viennent à notre rencontre, comme pour s’assurer de nos bonnes intentions. L’une des règles de base en plongée est de ne jamais rien toucher. Ni la faune ni la flore et même pas les rochers. On pense parfois mettre la main sur un rocher, mais sans s’en rendre compte, on peut écraser un petit corail, une anémone, une crevette minuscule ou abîmer le lieu de vie d’un animal quelconque. Donc : on ne touche pas ! D’autant plus que certains animaux ou végétaux peuvent être urticant et donc créer des lésions sur la peau. Nous sommes en visite chez les poissons, nous devons respecter leur environnement, c’est primordial.

Suite et fin du baptême 

La ballade se continue et, sans que je m’en rende vraiment compte, nous voilà de retour au bateau. La remontée se fait doucement. Et trop tôt, malheureusement, ma tête perce la surface de l’eau. Je garde néanmoins la tête sous l’eau pour ne pas perdre une miette du spectacle qui s’offre aux heureux plongeurs dont j’ai fait partie aujourd’hui. L’attente sur le bateau valait largement la peine, la plongée, ma première en mer, a été magnifique. Elle m’a paru ne durer qu’une fraction de seconde, mais je me suis amusée comme une folle ! Et j’ai hâte de recommencer.

Prochaine étape ?

Après mon baptême de plongée en mer, j’ai encore plus envie de continuer à plonger. J’espère pouvoir faire un stage (niveau 1 ?) l’été prochain, faute de pouvoir pratiquer en club, en piscine ; la faute à ce foutu virus du Covid. J’espère que le père Noël entendra ma demande… 😉

J’ai en point de mire les vacances d’été en Corse puis à la Réunion pour les vacances de la Toussaint 2021. Ca promet d’être magique.