Les bases de la photographie : les rĂ©glages de l’appareil

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Comme vous le savez si vous avez lu nos prĂ©cĂ©dents articles, nous ne sommes pas des experts de la photo. Alors quand on a eu cette idĂ©e de contenu Ă©ducatif sur les bases de la photographie (parce qu’il faut bien commencer par le dĂ©but), on s’est dit qu’il valait mieux vous offrir un avis d’expert (qui reste comprĂ©hensible).

Nous avons donc contacter Alain Le Kim, un ami et “un vieux professionnel” de la photo comme il se dĂ©crit lui mĂȘme.
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S’il l’acceptait, sa mission Ă©tait simple : nous expliquer les bases de la photographie de maniĂšre simple et intuitive, en allant suffisamment loin pour permettre une comprĂ©hension globale, mais en n’allant pas trop en profondeur non plus pour ne pas nous perdre.
Nous vous prĂ©cisons qu’Alain n’est pas plongeur, c’est important Ă  savoir, mais tout ce qui s’applique Ă  la photo sur terre s’applique Ă  la photo sous-marine : les principes et lois physiques sont les mĂȘmes, tout comme les appareils et objectifs.
Si vous souhaitez apprendre Ă  faire une belle photo sous-marine, vous pouvez consulter notre article Comment faire de belles photos sous-marines.

Voici donc l’article d’Alain Le Kim sur les bases de la photographie, avec des photos d’illustration de notre copine Fanny.

Le principe de base de la photographie

Le processus photographique consiste à enregistrer des photons (les grains de lumiÚre) sur un support qui restitue une image de la réalité.
Quel que soit le procĂ©dĂ©, argentique (film) ou numĂ©rique, le principe reste le mĂȘme : la lumiĂšre, c’est Ă  dire des photons, vient frapper un matĂ©riau sensible qui fixe une image transmise par un dispositif optique (l’objectif de l’appareil photo) sur une surface plate.

Sur les appareils photographiques actuels, il s’agit du capteur numĂ©rique, constituĂ© d’une multitude de points sensibles Ă  la lumiĂšre (les pixels) qui gĂ©nĂšrent un courant Ă©lectrique proportionnel Ă  l’énergie lumineuse transmise par l’objectif sur chaque point.

Sur les appareils dits “argentiques”, la lumiĂšre vient frapper une surface sensible couchĂ©e sur un support souple, le film ou pellicule. Cette surface est constituĂ©e de grains d’oxyde d’argent qui rĂ©agissent Ă  l’intensitĂ© lumineuse en devenant plus ou moins denses, une fois dĂ©veloppĂ©e dans une solution chimique (le rĂ©vĂ©lateur). Un grain non exposĂ© sera transparent une fois dĂ©veloppĂ©, un grain exposĂ© deviendra plus ou moins noir. La gamme de gris restituera une image inversĂ©e et transparente sur le film. On obtiendra ce qu’on appelle un nĂ©gatif (les blancs sont noirs et inversement). Ce nĂ©gatif servira Ă  projeter, par un agrandisseur, une image sur une feuille de papier qui sera ensuite dĂ©veloppĂ©e dans un bain de rĂ©vĂ©lateur.
Pour la couleur, le principe sera le mĂȘme : trois couches, sensibles chacune Ă  une des couleurs primaires, permettront de reconstituer la gamme des couleurs prĂ©sentes dans la scĂšne photographiĂ©e.

Le systĂšme (ISO, ouverture, vitesse)

Pour que l’image soit enregistrĂ©e correctement, le capteur doit recevoir une quantitĂ© dĂ©terminĂ©e de lumiĂšre sur chaque pixel. On peut appeler ça la sensibilitĂ© du capteur.

Si le capteur reçoit trop de lumiĂšre, il sature. L’image est “surexposĂ©e” et la photo apparaĂźt trop blanche. On finit par ne plus rien distinguer.

À l’opposĂ©, si le capteur ne reçoit pas suffisamment de lumiĂšre, l’image est “sous-exposĂ©e”. Dans ce cas, la photo est tellement sombre qu’on ne distingue plus rien non plus.

Pour obtenir la juste quantité de lumiÚre sur le capteur, les appareils photos offrent des réglages.
Les systĂšmes proposĂ©s sur tout appareil photographique permettent d’avoir une exposition juste, c’est Ă  dire de distinguer correctement toutes les nuances de luminositĂ© sur l’image enregistrĂ©e.
L’appareil dispose de boutons ou de molettes permettant de faire passer la bonne quantitĂ© de lumiĂšre sur le capteur.

Plusieurs facteurs sont en jeu :
— La sensibilitĂ© intrinsĂšque du capteur (les ISO)
— L’ouverture de l’objectif, du diaphragme (la bague ou la molette de diaph)
— La durĂ©e d’exposition du capteur (la molette de vitesse d’obturation)

Le bac et le robinet

Pour mieux comprendre ces trois facteurs de base de la photographie, utilisons une analogie trĂšs simple : imaginons que le capteur soit un bac rectangulaire d’une certaine hauteur et que, pour obtenir une image correcte, il doive ĂȘtre rempli Ă  ras bord d’un liquide, de l’eau par exemple.

Le volume de ce bac peut ĂȘtre assimilĂ© Ă  la sensibilitĂ© du capteur. Il faut une certaine quantitĂ© d’eau pour un fonctionnement optimal.
Si le bac n’est pas plein, disons que l’image manque d’informations (pas assez de lumiĂšre pour le capteur). Si le bac dĂ©borde, il y a trop de liquide (trop de lumiĂšre pour le capteur).
Dans les deux cas, le rĂ©sultat n’est pas satisfaisant et l’image est ratĂ©e.

GrĂące Ă  l’ouverture rĂ©glable de l’objectif (le diaph), c’est Ă  dire la quantitĂ© de lumiĂšre que l’on va faire passer en mĂȘme temps Ă  travers le dispositif optique, on va rĂ©gler le dĂ©bit de lumiĂšre, comme un robinet d’eau plus ou moins ouvert qui dĂ©bite donc plus ou moins d’eau.

GrĂące Ă  la vitesse d’obturation, on va rĂ©gler la durĂ©e pendant laquelle le capteur reçoit de la lumiĂšre. On peut dire que c’est le temps durant lequel notre robinet restera ouvert.

Le volume du bac (la sensibilité du capteur) définit la quantité de liquide nécessaire.

Et l’on va pouvoir jouer avec ces trois facteurs pour obtenir une image correcte.

Comment ?

ISO / sensibilité

D’abord le volume du bac. On peut le changer en rĂ©glant les ISO. Moins le bac est haut, plus il est “sensible”. Moins on a besoin de lumiĂšre pour satisfaire le capteur, plus il est sensible.
Sur l’appareil photo on peut rĂ©gler cette sensibilitĂ© en jouant sur la valeur ISO, un peu comme si on modifiait la hauteur (donc le volume) du bac. Plus la valeur est Ă©levĂ©e, plus le capteur est sensible, car il a moins besoin de lumiĂšre pour former une image correcte.
Sur un capteur, pour augmenter sa sensibilitĂ©, on joue sur le gain Ă©lectronique, on augmente l’amplification du courant que gĂ©nĂšre chaque pixel. Mais qui dit amplification dit bruit (un peu comme le souffle en audio). Plus on monte les ISO, plus l’image risque
d’ĂȘtre affectĂ©e par le bruit.
Donc pour avoir une image trĂšs fine, les ISO doivent ĂȘtre bas (64 ISO par exemple est une bonne base). Mais Ă  ISO 6400, le bruit Ă©lectronique est Ă©videmment plus Ă©levĂ© et l’image devient moins “propre”. Je simplifie car il existe aujourd’hui des fonctions “rĂ©duction de bruit” qui reculent le seuil oĂč l’image devient trop grossiĂšre. Aujourd’hui, les capteurs sont de plus en plus sensibles et permettent sans difficultĂ©s des photos de nuit ou dans des environnements trĂšs sombres.

On choisit la sensibilité en fonction des conditions de lumiÚre.
En plein soleil, on peut régler les ISO assez bas (64 ou 100 ISO).
La nuit, on augmente la sensibilité du capteur en relevant le niveau des ISO (1600 à 6400 ISO par exemple).

La valeur d’ISO est simplement notĂ© ISO x (x Ă©tant la valeur ISO).

Ouverture / diaph

Pour faire rentrer Ă  chaque fois la bonne quantitĂ© de lumiĂšre en fonction des circonstances, on joue sur deux paramĂštres : le “diaph” et la vitesse d’obturation.
Revenons Ă  notre bac. En “fermant” le robinet, l’eau s’écoule comme un filet, elle nĂ©cessite plus de temps pour remplir le bac. C’est pareil pour le capteur : si l’on ferme le diaph en tournant la molette l’objectif se ferme, le trou par lequel passe la lumiĂšre est plus Ă©troit, il faut donc plus de temps pour exposer correctement le capteur. On doit donc jouer sur le second paramĂštre.

La valeur de diaph, la focale est notée : f/x (x étant la valeur de la focale).

Vitesse d’obturation / temps d’exposition

La vitesse d’obturation est le temps durant lequel le capteur est exposĂ© Ă  la lumiĂšre.
Exactement comme le temps qu’il faut pour remplir le bac. Si on ouvre le robinet à fond, le bac se rempli en un temps trùs court. Au contraire, si c’est juste un filet qui sort du robinet, il faut plus de temps pour le remplir.

Comme on le voit, ces deux paramĂštres sont liĂ©s. Si l’on augmente l’un, on doit diminuer l’autre pour avoir toujours le bac rempli Ă  la bonne jauge, ou le capteur correctement exposĂ©.

La vitesse d’obturation est notĂ©e 1/x (x Ă©tant la valeur de la vitesse) et est exprimĂ©e en secondes.

Tels sont les trois facteurs essentiels qui constituent les bases de la photographie.

Les effets induits

Il faut savoir que l’ouverture de l’objectif provoque des effets particuliers, tout comme d’ailleurs la vitesse d’obturation.

ISO et dĂ©tails de l’image

Plus le chiffre ISO est bas, plus le capteur a besoin de lumiĂšre. Mais aussi, plus il permet d’enregistrer des dĂ©tails.
Lorsqu’il y a beaucoup de lumiùre, on rùgle les ISO le plus bas possible (64 à 100).

À l’inverse plus le chiffre ISO est Ă©levĂ© (jusqu’à 6400 et plus), plus le capteur est sensible, moins il a besoin de lumiĂšre pour former une image. TrĂšs utile pour les environnements sombres, comme la nuit, ou les photos sous-marines, par exemple.

Mais ce serait trop simple s’il n’y avait pas une contrepartie. Plus le capteur est sensible, moins il enregistre de dĂ©tails.

L’explication est facile Ă  comprendre. Un capteur comportant de nombreux pixels permet de reproduire des dĂ©tails fins, mais comme pour une mĂȘme surface, les pixels sont nombreux, ils sont minuscules et captent donc moins facilement l’énergie lumineuse.
En revanche, si le capteur est trĂšs sensible, il comporte des pixels plus gros qui captent chacun bien plus de photons. Mais pour la mĂȘme surface, il y a moins de pixels, donc moins de dĂ©tails.

En pratique, sur les appareils modernes, les capteurs sont trùs sensibles et peuvent “monter” en ISO tout en formant des images correctes.

Photo sous-exposée
Photo correctement exposée
Photo surexposée

Illustration des effets du rĂ©glage d’ISO
Image de gauche : ISO 100. Image du centre : ISO 640. Image de droite : ISO 1250.
On voit clairement que l’image de droite est complĂštement surexposĂ©e, cramĂ©e, et on le voit bien sur le diagramme sous la photo. Il n’y a rien Ă  faire pour une telle photo, il ne sera pas possible de rĂ©cupĂ©rer des dĂ©tails dans les zones surexposĂ©es.
La photo de gauche est lĂ©gĂšrement sous-exposĂ©e. En post-production (avec Lightroom par exemple), il sera possible d’aller rĂ©cupĂ©rer quelques dĂ©tails dans les zones sombres de la photo.
Pour les trois images : f/13 et 1/200s.
Photos : Fanny Floirat Lohyer

Vitesse d’obturation et “immobilisation” du sujet

Viennent ensuite les effets de la vitesse d’obturation, qui peut varier de 1/4000ùme de seconde ou moins à plusieurs secondes.

Moins l’exposition dure, plus on “immobilise” les sujets en mouvement.

Si l’exposition est rĂ©glĂ©e Ă  1/15Ăšme de seconde, par exemple, et qu’on essaie de photographier une voiture (ou un poisson) qui passe, le sujet sera flou.

Mais si on photographie un paysage de nuit, on peut se retrouver Ă  exposer plusieurs dizaines de secondes sans affecter la nettetĂ© (l’appareil doit ĂȘtre sur un pied, bien sĂ»r, on ne peut pas faire confiance Ă  sa main pour parfaitement immobiliser l’appareil trop longtemps).

En gĂ©nĂ©ral, et pour simplifier la pratique, on peut mettre le rĂ©glage de vitesse en automatique, la vitesse variant en fonction de la quantitĂ© de lumiĂšre mesurĂ©e par l’appareil.

Ouverture et profondeur de champ

Voyons maintenant le diaph.

Sur les objectifs modernes, il peut varier de pleine ouverture (par exemple f/1,4) jusqu’à la fermeture trĂšs Ă©troite, f/22 par exemple.

L’échelle des diaph est indiquĂ©e de la mĂȘme façon sur tous les appareils et objectifs : de l’ouverture maximale (petit chiffre) Ă  la fermeture maximale possible.

Sur cette Ă©chelle, Ă  chaque fois qu’on change de valeur, on divise par 2 la quantitĂ© de lumiĂšre entrant par l’objectif.
Ainsi en passant de f/1,4 Ă  f/2, on perd la moitiĂ© de la lumiĂšre passant par l’objectif. A f/2,8, 4 fois moins de lumiĂšre qu’à f/1,4, etc.

Le degrĂ© d’ouverture de l’objectif affecte ce qu’on appelle la profondeur de champ. La profondeur de champ est en quelque sorte l’épaisseur de la zone de nettetĂ©.
Plus on ouvre l’objectif, plus la profondeur de champ se rĂ©duit. A f/1,4, elle est trĂšs faible si l’objet se trouve trĂšs prĂšs (voir l’exemple du nudibranche ci-dessous). Bien sĂ»r, si l’objet se trouve trĂšs loin, l’effet est moins visible.

Quand on ferme le diaph, on augmente cette zone de netteté. Par exemple si on photographie un groupe de personnes sur deux rangs à f/5,6, avec des personnages en pied, tout le monde sera net.

L’explication approfondie nĂ©cessite des notions d’optique que nous n’aborderons pas Ă  ce stade. Sachez que plus vous fermez l’objectif, plus votre champ de nettetĂ© est Ă©pais, c’est Ă  dire profond. Si l’on cherche un arriĂšre plan Ă©loignĂ© aussi net qu’un premier plan, il faut fermer le diaph (Ă  8, Ă  11, ou mĂȘme 16). Plus on ferme l’objectif plus on doit exposer longtemps.

Mais attention, cela dĂ©pend du grossissement optique, c’est Ă  dire de la focale de l’objectif. Avec un grand angle, on a toujours une assez large profondeur de champ. Avec un tĂ©lĂ©objectif, elle est de plus en plus rĂ©duite. Avantage et inconvĂ©nient. L’utilisation d’un tĂ©lĂ©objectif Ă  grande ouverture permet de rendre le fond du sujet flou et ainsi de “dĂ©tacher” le sujet du reste de l’image.

C’est un choix. Et il a un coĂ»t. Un objectif Ă  grande ouverture nĂ©cessite des lentilles de plus gros diamĂštre pour faire rentrer le plus de lumiĂšre possible, donc il sera plus lourd et surtout, beaucoup plus cher.

On le voit, ces trois paramĂštres (sensibilitĂ© ISO, vitesse d’obturation et diaph de l’objectif) sont liĂ©s. Ils permettent, en jouant avec leurs rĂ©glages, toutes sortes d’effets. Tout photographe se doit de comprendre ces bases de la photographie pour rĂ©ussir de belles images.

Les automatismes

Aujourd’hui, bien sĂ»r, si l’on peut choisir manuellement tous ces paramĂštres, c’est le bon moyen de maĂźtriser et de comprendre, par la pratique, les bases du processus photographique. Mais les appareils sont de plus en plus automatisĂ©s.

Autofocus

D’abord l’autofocus, sur lequel je n’ai pas besoin d’insister, encore que certains affinements soient possibles en fonction des sujets photographiĂ©s. L’appareil fait le point tout seul.

Exposition

L’appareil mesure la quantitĂ© de lumiĂšre nĂ©cessaire en fonction de la sensibilitĂ© ISO et il dĂ©cide du meilleur couple vitesse / diaph. Dans ce cas, et selon les appareils, on peut mettre soit le diaph, soit la vitesse, soit les deux en automatique. Dans ce dernier cas, l’appareil choisit le couple diaph / vitesse le plus appropriĂ©. Mais attention, ça ne marche pas Ă  tout les coups !

Rien ne remplace quelques sĂ©ances en manuel pour apprĂ©hender pleinement l’influence des diffĂ©rents rĂ©glages sur le rendu !

On peut mĂȘme dĂ©cider de rendre automatique la sensibilitĂ© ISO. Cela Ă©vite que le couple diaph/vitesse change en toutes circonstances.

Pour approfondir ces notions, il faut se pencher sur des notions d’optiques, c’est un peu plus compliquĂ© mais cela permet de mieux comprendre la profondeur de champ.
Il faut aussi s’intĂ©resser aux systĂšmes d’exposition de l’appareil (par zones plus ou moins larges par exemple).
Et il ne faut pas oublier les diverses fonctions de l’autofocus de plus en plus riches et donc complexes.
Mais ce n’est pas nĂ©cessaire pour commencer Ă  utiliser correctement un appareil photographique.

En conclusion, l’appareil va faire le point sur l’objet qui se trouve en premier plan au centre de l’image. Il va aussi mesurer lui-mĂȘme l’exposition nĂ©cessaire et pourra aussi choisir lui-mĂȘme la sensibilitĂ© (les ISO) en fonction des circonstances (plein jour, nuit, etc.)

Donc, s’il est intĂ©ressant et utile de comprendre les bases de la photographie et comment l’image est reproduite par un appareil, on peut aussi lui faire confiance, au dĂ©but, pour avoir une photo satisfaisante.

Si le rĂ©sultat n’est pas bon, on rĂ©flĂ©chit Ă  la raison qui a fait rater la photo:

  • Si l’image est floue, peut-ĂȘtre que le sujet bougeait trop vite. Peut-ĂȘtre que l’appareil n’a pas pu faire le point. Peut-ĂȘtre que l’exposition Ă©tait trop longue et que la main n’a pas pu stabiliser l’appareil suffisamment.
  • Si l’image est trop sombre ou trop claire, l’exposition n’est pas correcte et il faut essayer de dĂ©terminer pourquoi. Soit la sensibilitĂ© est rĂ©glĂ©e trop faible (ISO infĂ©rieur Ă  100) pour les circonstances, soit au contraire le rĂ©glage ISO est trop Ă©levĂ© et le capteur reçoit trop de lumiĂšre. Si l’appareil est rĂ©glĂ© sur ISO automatique, il faut voir la plage d’ISO dans laquelle l’appareil choisit.
    Ou alors, la situation est plus complexe et le systÚme de mesure de lumiÚre du capteur est piégé.
  • Il se peut aussi que la scĂšne Ă©tant trop contrastĂ©e, l’appareil ne mesure pas correctement la situation. Par exemple certains contre-jours, certaines zones trĂšs contrastĂ©es.

C’est avec ce genre d’expĂ©rience que le photographe devient plus aguerri, en compensant les rĂ©glages en fonction de l’expĂ©rience acquise. Compenser les rĂ©glages et les ajuster en temps rĂ©el, en fonction de la scĂšne qui se dĂ©roule devant ses yeux signifie aussi qu’il faut comprendre les bases de la photographie.

Mille mercis Ă  Alain Le Kim pour la rĂ©daction de cet article, ainsi qu’à Fanny Floirat Lohyer pour les photos d’illustration.