Les bases de la photographie : les rĂ©glages de lâappareil
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Comme vous le savez si vous avez lu nos prĂ©cĂ©dents articles, nous ne sommes pas des experts de la photo. Alors quand on a eu cette idĂ©e de contenu Ă©ducatif sur les bases de la photographie (parce quâil faut bien commencer par le dĂ©but), on sâest dit quâil valait mieux vous offrir un avis dâexpert (qui reste comprĂ©hensible).
Nous avons donc contacter Alain Le Kim, un ami et âun vieux professionnelâ de la photo comme il se dĂ©crit lui mĂȘme.
Allez visiter son site et découvrir ses magnifiques photos !
Sâil lâacceptait, sa mission Ă©tait simple : nous expliquer les bases de la photographie de maniĂšre simple et intuitive, en allant suffisamment loin pour permettre une comprĂ©hension globale, mais en nâallant pas trop en profondeur non plus pour ne pas nous perdre.
Nous vous prĂ©cisons quâAlain nâest pas plongeur, câest important Ă savoir, mais tout ce qui sâapplique Ă la photo sur terre sâapplique Ă la photo sous-marine : les principes et lois physiques sont les mĂȘmes, tout comme les appareils et objectifs.
Si vous souhaitez apprendre Ă faire une belle photo sous-marine, vous pouvez consulter notre article Comment faire de belles photos sous-marines.
Voici donc lâarticle dâAlain Le Kim sur les bases de la photographie, avec des photos dâillustration de notre copine Fanny.
Le principe de base de la photographie
Le processus photographique consiste à enregistrer des photons (les grains de lumiÚre) sur un support qui restitue une image de la réalité.
Quel que soit le procĂ©dĂ©, argentique (film) ou numĂ©rique, le principe reste le mĂȘme : la lumiĂšre, câest Ă dire des photons, vient frapper un matĂ©riau sensible qui fixe une image transmise par un dispositif optique (lâobjectif de lâappareil photo) sur une surface plate.
Sur les appareils photographiques actuels, il sâagit du capteur numĂ©rique, constituĂ© dâune multitude de points sensibles Ă la lumiĂšre (les pixels) qui gĂ©nĂšrent un courant Ă©lectrique proportionnel Ă lâĂ©nergie lumineuse transmise par lâobjectif sur chaque point.
Sur les appareils dits âargentiquesâ, la lumiĂšre vient frapper une surface sensible couchĂ©e sur un support souple, le film ou pellicule. Cette surface est constituĂ©e de grains dâoxyde dâargent qui rĂ©agissent Ă lâintensitĂ© lumineuse en devenant plus ou moins denses, une fois dĂ©veloppĂ©e dans une solution chimique (le rĂ©vĂ©lateur). Un grain non exposĂ© sera transparent une fois dĂ©veloppĂ©, un grain exposĂ© deviendra plus ou moins noir. La gamme de gris restituera une image inversĂ©e et transparente sur le film. On obtiendra ce quâon appelle un nĂ©gatif (les blancs sont noirs et inversement). Ce nĂ©gatif servira Ă projeter, par un agrandisseur, une image sur une feuille de papier qui sera ensuite dĂ©veloppĂ©e dans un bain de rĂ©vĂ©lateur.
Pour la couleur, le principe sera le mĂȘme : trois couches, sensibles chacune Ă une des couleurs primaires, permettront de reconstituer la gamme des couleurs prĂ©sentes dans la scĂšne photographiĂ©e.
Le systĂšme (ISO, ouverture, vitesse)
Pour que lâimage soit enregistrĂ©e correctement, le capteur doit recevoir une quantitĂ© dĂ©terminĂ©e de lumiĂšre sur chaque pixel. On peut appeler ça la sensibilitĂ© du capteur.
Si le capteur reçoit trop de lumiĂšre, il sature. Lâimage est âsurexposĂ©eâ et la photo apparaĂźt trop blanche. On finit par ne plus rien distinguer.
Ă lâopposĂ©, si le capteur ne reçoit pas suffisamment de lumiĂšre, lâimage est âsous-exposĂ©eâ. Dans ce cas, la photo est tellement sombre quâon ne distingue plus rien non plus.
Pour obtenir la juste quantité de lumiÚre sur le capteur, les appareils photos offrent des réglages.
Les systĂšmes proposĂ©s sur tout appareil photographique permettent dâavoir une exposition juste, câest Ă dire de distinguer correctement toutes les nuances de luminositĂ© sur lâimage enregistrĂ©e.
Lâappareil dispose de boutons ou de molettes permettant de faire passer la bonne quantitĂ© de lumiĂšre sur le capteur.
Plusieurs facteurs sont en jeu :
â La sensibilitĂ© intrinsĂšque du capteur (les ISO)
â Lâouverture de lâobjectif, du diaphragme (la bague ou la molette de diaph)
â La durĂ©e dâexposition du capteur (la molette de vitesse dâobturation)
Le bac et le robinet
Pour mieux comprendre ces trois facteurs de base de la photographie, utilisons une analogie trĂšs simple : imaginons que le capteur soit un bac rectangulaire dâune certaine hauteur et que, pour obtenir une image correcte, il doive ĂȘtre rempli Ă ras bord dâun liquide, de lâeau par exemple.
Le volume de ce bac peut ĂȘtre assimilĂ© Ă la sensibilitĂ© du capteur. Il faut une certaine quantitĂ© dâeau pour un fonctionnement optimal.
Si le bac nâest pas plein, disons que lâimage manque dâinformations (pas assez de lumiĂšre pour le capteur). Si le bac dĂ©borde, il y a trop de liquide (trop de lumiĂšre pour le capteur).
Dans les deux cas, le rĂ©sultat nâest pas satisfaisant et lâimage est ratĂ©e.
GrĂące Ă lâouverture rĂ©glable de lâobjectif (le diaph), câest Ă dire la quantitĂ© de lumiĂšre que lâon va faire passer en mĂȘme temps Ă travers le dispositif optique, on va rĂ©gler le dĂ©bit de lumiĂšre, comme un robinet dâeau plus ou moins ouvert qui dĂ©bite donc plus ou moins dâeau.
GrĂące Ă la vitesse dâobturation, on va rĂ©gler la durĂ©e pendant laquelle le capteur reçoit de la lumiĂšre. On peut dire que câest le temps durant lequel notre robinet restera ouvert.
Le volume du bac (la sensibilité du capteur) définit la quantité de liquide nécessaire.
Et lâon va pouvoir jouer avec ces trois facteurs pour obtenir une image correcte.
Comment ?
ISO / sensibilité
Dâabord le volume du bac. On peut le changer en rĂ©glant les ISO. Moins le bac est haut, plus il est âsensibleâ. Moins on a besoin de lumiĂšre pour satisfaire le capteur, plus il est sensible.
Sur lâappareil photo on peut rĂ©gler cette sensibilitĂ© en jouant sur la valeur ISO, un peu comme si on modifiait la hauteur (donc le volume) du bac. Plus la valeur est Ă©levĂ©e, plus le capteur est sensible, car il a moins besoin de lumiĂšre pour former une image correcte.
Sur un capteur, pour augmenter sa sensibilitĂ©, on joue sur le gain Ă©lectronique, on augmente lâamplification du courant que gĂ©nĂšre chaque pixel. Mais qui dit amplification dit bruit (un peu comme le souffle en audio). Plus on monte les ISO, plus lâimage risque
dâĂȘtre affectĂ©e par le bruit.
Donc pour avoir une image trĂšs fine, les ISO doivent ĂȘtre bas (64 ISO par exemple est une bonne base). Mais Ă ISO 6400, le bruit Ă©lectronique est Ă©videmment plus Ă©levĂ© et lâimage devient moins âpropreâ. Je simplifie car il existe aujourdâhui des fonctions ârĂ©duction de bruitâ qui reculent le seuil oĂč lâimage devient trop grossiĂšre. Aujourdâhui, les capteurs sont de plus en plus sensibles et permettent sans difficultĂ©s des photos de nuit ou dans des environnements trĂšs sombres.
On choisit la sensibilité en fonction des conditions de lumiÚre.
En plein soleil, on peut régler les ISO assez bas (64 ou 100 ISO).
La nuit, on augmente la sensibilité du capteur en relevant le niveau des ISO (1600 à 6400 ISO par exemple).
La valeur dâISO est simplement notĂ© ISO x (x Ă©tant la valeur ISO).
Ouverture / diaph

Pour faire rentrer Ă chaque fois la bonne quantitĂ© de lumiĂšre en fonction des circonstances, on joue sur deux paramĂštres : le âdiaphâ et la vitesse dâobturation.
Revenons Ă notre bac. En âfermantâ le robinet, lâeau sâĂ©coule comme un filet, elle nĂ©cessite plus de temps pour remplir le bac. Câest pareil pour le capteur : si lâon ferme le diaph en tournant la molette lâobjectif se ferme, le trou par lequel passe la lumiĂšre est plus Ă©troit, il faut donc plus de temps pour exposer correctement le capteur. On doit donc jouer sur le second paramĂštre.
La valeur de diaph, la focale est notée : f/x (x étant la valeur de la focale).
Vitesse dâobturation / temps dâexposition
La vitesse dâobturation est le temps durant lequel le capteur est exposĂ© Ă la lumiĂšre.
Exactement comme le temps quâil faut pour remplir le bac. Si on ouvre le robinet Ă fond, le bac se rempli en un temps trĂšs court. Au contraire, si câest juste un filet qui sort du robinet, il faut plus de temps pour le remplir.
Comme on le voit, ces deux paramĂštres sont liĂ©s. Si lâon augmente lâun, on doit diminuer lâautre pour avoir toujours le bac rempli Ă la bonne jauge, ou le capteur correctement exposĂ©.
La vitesse dâobturation est notĂ©e 1/x (x Ă©tant la valeur de la vitesse) et est exprimĂ©e en secondes.
Tels sont les trois facteurs essentiels qui constituent les bases de la photographie.
Les effets induits
Il faut savoir que lâouverture de lâobjectif provoque des effets particuliers, tout comme dâailleurs la vitesse dâobturation.
ISO et dĂ©tails de lâimage
Plus le chiffre ISO est bas, plus le capteur a besoin de lumiĂšre. Mais aussi, plus il permet dâenregistrer des dĂ©tails.
Lorsquâil y a beaucoup de lumiĂšre, on rĂšgle les ISO le plus bas possible (64 Ă 100).
Ă lâinverse plus le chiffre ISO est Ă©levĂ© (jusquâĂ 6400 et plus), plus le capteur est sensible, moins il a besoin de lumiĂšre pour former une image. TrĂšs utile pour les environnements sombres, comme la nuit, ou les photos sous-marines, par exemple.
Mais ce serait trop simple sâil nây avait pas une contrepartie. Plus le capteur est sensible, moins il enregistre de dĂ©tails.
Lâexplication est facile Ă comprendre. Un capteur comportant de nombreux pixels permet de reproduire des dĂ©tails fins, mais comme pour une mĂȘme surface, les pixels sont nombreux, ils sont minuscules et captent donc moins facilement lâĂ©nergie lumineuse.
En revanche, si le capteur est trĂšs sensible, il comporte des pixels plus gros qui captent chacun bien plus de photons. Mais pour la mĂȘme surface, il y a moins de pixels, donc moins de dĂ©tails.
En pratique, sur les appareils modernes, les capteurs sont trĂšs sensibles et peuvent âmonterâ en ISO tout en formant des images correctes.






Illustration des effets du rĂ©glage dâISO
Image de gauche : ISO 100. Image du centre : ISO 640. Image de droite : ISO 1250.
On voit clairement que lâimage de droite est complĂštement surexposĂ©e, cramĂ©e, et on le voit bien sur le diagramme sous la photo. Il nây a rien Ă faire pour une telle photo, il ne sera pas possible de rĂ©cupĂ©rer des dĂ©tails dans les zones surexposĂ©es.
La photo de gauche est lĂ©gĂšrement sous-exposĂ©e. En post-production (avec Lightroom par exemple), il sera possible dâaller rĂ©cupĂ©rer quelques dĂ©tails dans les zones sombres de la photo.
Pour les trois images : f/13 et 1/200s.
Photos : Fanny Floirat Lohyer
Vitesse dâobturation et âimmobilisationâ du sujet
Viennent ensuite les effets de la vitesse dâobturation, qui peut varier de 1/4000Ăšme de seconde ou moins Ă plusieurs secondes.
Moins lâexposition dure, plus on âimmobiliseâ les sujets en mouvement.
Si lâexposition est rĂ©glĂ©e Ă 1/15Ăšme de seconde, par exemple, et quâon essaie de photographier une voiture (ou un poisson) qui passe, le sujet sera flou.
Mais si on photographie un paysage de nuit, on peut se retrouver Ă exposer plusieurs dizaines de secondes sans affecter la nettetĂ© (lâappareil doit ĂȘtre sur un pied, bien sĂ»r, on ne peut pas faire confiance Ă sa main pour parfaitement immobiliser lâappareil trop longtemps).
En gĂ©nĂ©ral, et pour simplifier la pratique, on peut mettre le rĂ©glage de vitesse en automatique, la vitesse variant en fonction de la quantitĂ© de lumiĂšre mesurĂ©e par lâappareil.
Ouverture et profondeur de champ
Voyons maintenant le diaph.
Sur les objectifs modernes, il peut varier de pleine ouverture (par exemple f/1,4) jusquâĂ la fermeture trĂšs Ă©troite, f/22 par exemple.
LâĂ©chelle des diaph est indiquĂ©e de la mĂȘme façon sur tous les appareils et objectifs : de lâouverture maximale (petit chiffre) Ă la fermeture maximale possible.
Sur cette Ă©chelle, Ă chaque fois quâon change de valeur, on divise par 2 la quantitĂ© de lumiĂšre entrant par lâobjectif.
Ainsi en passant de f/1,4 Ă f/2, on perd la moitiĂ© de la lumiĂšre passant par lâobjectif. A f/2,8, 4 fois moins de lumiĂšre quâĂ f/1,4, etc.
Le degrĂ© dâouverture de lâobjectif affecte ce quâon appelle la profondeur de champ. La profondeur de champ est en quelque sorte lâĂ©paisseur de la zone de nettetĂ©.
Plus on ouvre lâobjectif, plus la profondeur de champ se rĂ©duit. A f/1,4, elle est trĂšs faible si lâobjet se trouve trĂšs prĂšs (voir lâexemple du nudibranche ci-dessous). Bien sĂ»r, si lâobjet se trouve trĂšs loin, lâeffet est moins visible.
Quand on ferme le diaph, on augmente cette zone de netteté. Par exemple si on photographie un groupe de personnes sur deux rangs à f/5,6, avec des personnages en pied, tout le monde sera net.
Lâexplication approfondie nĂ©cessite des notions dâoptique que nous nâaborderons pas Ă ce stade. Sachez que plus vous fermez lâobjectif, plus votre champ de nettetĂ© est Ă©pais, câest Ă dire profond. Si lâon cherche un arriĂšre plan Ă©loignĂ© aussi net quâun premier plan, il faut fermer le diaph (Ă 8, Ă 11, ou mĂȘme 16). Plus on ferme lâobjectif plus on doit exposer longtemps.
Mais attention, cela dĂ©pend du grossissement optique, câest Ă dire de la focale de lâobjectif. Avec un grand angle, on a toujours une assez large profondeur de champ. Avec un tĂ©lĂ©objectif, elle est de plus en plus rĂ©duite. Avantage et inconvĂ©nient. Lâutilisation dâun tĂ©lĂ©objectif Ă grande ouverture permet de rendre le fond du sujet flou et ainsi de âdĂ©tacherâ le sujet du reste de lâimage.
Câest un choix. Et il a un coĂ»t. Un objectif Ă grande ouverture nĂ©cessite des lentilles de plus gros diamĂštre pour faire rentrer le plus de lumiĂšre possible, donc il sera plus lourd et surtout, beaucoup plus cher.
On le voit, ces trois paramĂštres (sensibilitĂ© ISO, vitesse dâobturation et diaph de lâobjectif) sont liĂ©s. Ils permettent, en jouant avec leurs rĂ©glages, toutes sortes dâeffets. Tout photographe se doit de comprendre ces bases de la photographie pour rĂ©ussir de belles images.
Les automatismes
Aujourdâhui, bien sĂ»r, si lâon peut choisir manuellement tous ces paramĂštres, câest le bon moyen de maĂźtriser et de comprendre, par la pratique, les bases du processus photographique. Mais les appareils sont de plus en plus automatisĂ©s.
Autofocus
Dâabord lâautofocus, sur lequel je nâai pas besoin dâinsister, encore que certains affinements soient possibles en fonction des sujets photographiĂ©s. Lâappareil fait le point tout seul.
Exposition
Lâappareil mesure la quantitĂ© de lumiĂšre nĂ©cessaire en fonction de la sensibilitĂ© ISO et il dĂ©cide du meilleur couple vitesse / diaph. Dans ce cas, et selon les appareils, on peut mettre soit le diaph, soit la vitesse, soit les deux en automatique. Dans ce dernier cas, lâappareil choisit le couple diaph / vitesse le plus appropriĂ©. Mais attention, ça ne marche pas Ă tout les coups !
Rien ne remplace quelques sĂ©ances en manuel pour apprĂ©hender pleinement lâinfluence des diffĂ©rents rĂ©glages sur le rendu !
On peut mĂȘme dĂ©cider de rendre automatique la sensibilitĂ© ISO. Cela Ă©vite que le couple diaph/vitesse change en toutes circonstances.
Pour approfondir ces notions, il faut se pencher sur des notions dâoptiques, câest un peu plus compliquĂ© mais cela permet de mieux comprendre la profondeur de champ.
Il faut aussi sâintĂ©resser aux systĂšmes dâexposition de lâappareil (par zones plus ou moins larges par exemple).
Et il ne faut pas oublier les diverses fonctions de lâautofocus de plus en plus riches et donc complexes.
Mais ce nâest pas nĂ©cessaire pour commencer Ă utiliser correctement un appareil photographique.
En conclusion, lâappareil va faire le point sur lâobjet qui se trouve en premier plan au centre de lâimage. Il va aussi mesurer lui-mĂȘme lâexposition nĂ©cessaire et pourra aussi choisir lui-mĂȘme la sensibilitĂ© (les ISO) en fonction des circonstances (plein jour, nuit, etc.)
Donc, sâil est intĂ©ressant et utile de comprendre les bases de la photographie et comment lâimage est reproduite par un appareil, on peut aussi lui faire confiance, au dĂ©but, pour avoir une photo satisfaisante.
Si le rĂ©sultat nâest pas bon, on rĂ©flĂ©chit Ă la raison qui a fait rater la photo:
- Si lâimage est floue, peut-ĂȘtre que le sujet bougeait trop vite. Peut-ĂȘtre que lâappareil nâa pas pu faire le point. Peut-ĂȘtre que lâexposition Ă©tait trop longue et que la main nâa pas pu stabiliser lâappareil suffisamment.
- Si lâimage est trop sombre ou trop claire, lâexposition nâest pas correcte et il faut essayer de dĂ©terminer pourquoi. Soit la sensibilitĂ© est rĂ©glĂ©e trop faible (ISO infĂ©rieur Ă 100) pour les circonstances, soit au contraire le rĂ©glage ISO est trop Ă©levĂ© et le capteur reçoit trop de lumiĂšre. Si lâappareil est rĂ©glĂ© sur ISO automatique, il faut voir la plage dâISO dans laquelle lâappareil choisit.
Ou alors, la situation est plus complexe et le systÚme de mesure de lumiÚre du capteur est piégé.
- Il se peut aussi que la scĂšne Ă©tant trop contrastĂ©e, lâappareil ne mesure pas correctement la situation. Par exemple certains contre-jours, certaines zones trĂšs contrastĂ©es.
Câest avec ce genre dâexpĂ©rience que le photographe devient plus aguerri, en compensant les rĂ©glages en fonction de lâexpĂ©rience acquise. Compenser les rĂ©glages et les ajuster en temps rĂ©el, en fonction de la scĂšne qui se dĂ©roule devant ses yeux signifie aussi quâil faut comprendre les bases de la photographie.
Mille mercis Ă Alain Le Kim pour la rĂ©daction de cet article, ainsi quâĂ Fanny Floirat Lohyer pour les photos dâillustration.

