Mon baptême de plongée en piscine a été mon premier contact avec la plongée. J’avais 10 ans à l’époque. L’âge minimum pour un baptême peut varier d’un club à l’autre, mais globalement, il est possible de commencer dès l’âge de 8 ans. La plupart des clubs (en région parisienne en tout cas) proposent – en début ou en fin de saison – des baptêmes gratuits en piscine.

Pour ma part, cette plongée en piscine s’est faite à la piscine de Nogent sur Marne (94) avec le club associatif des Dauphins de Nogent.

Préparation

materiel de plongée dans l'eau pour les baptemes en piscine

Avant la plongée, un moniteur nous explique les choses de base que nous devons savoir ainsi que les gestes de communication principaux. Evidemment, comme on ne peut pas parler sous l’eau, on communique avec des signes réalisés avec les mains. Une très grande importance est donnée à la sécurité ; comme par exemple, la prévention des douleurs aux oreilles et comment les éviter. En piscine, les risques sont plus limités qu’en pleine mer, mais il faut quand même être très attentif : le risque de noyade existe. Et même dans une petite fosse de 5 mètres de profondeur, on peut avoir très mal aux oreilles, c’est très variable d’une personne à l’autre.

A l’eau !

Vient alors le moment de me mettre à l’eau. La bouteille (que l’on appelle un bloc dans le jargon de la plongée) est accroché au gilet stabilisateur, gonflé, qui flotte à la surface de l’eau (photo). Je me glisse dans l’eau et j’enfile le gilet. Avant de m’immerger, le moniteur me fait prendre quelques inspirations avec le détendeur (c’est le dispositif qui, relié au bloc, permet de respirer l’air qu’il contient). Il faut s’habituer à ne respirer qu’avec la bouche. Ce n’est pas très naturel au début et si, par réflexe, on inspire par le nez, le masque se plaque sur le visage. C’est une sensation étrange. Puis, avec l’aide du moniteur et en vidant mon gilet de l’air qu’il contient et qui le faisait flotter, je commence à descendre vers le fond de la piscine.

Régulièrement, pendant toute la plongée, il me demande si tout va bien. C’est quelque chose de très important que les plongeurs font très régulièrement au cours d’une plongée : s’assurer que les autres plongeurs vont bien et ne rencontrent aucun problème. Le moniteur me rappelle d’effectuer la manœuvre de Valsalva. Cela consiste à se pincer le nez et à souffler doucement comme si on se mouchait. Ca permet de rééquilibrer la pression dans l’oreille et d’éviter toute douleur. Mes parents faisaient également leur baptême. De temps en temps, on se faisait des signes sous l’eau car pour un baptême, chacun est encadré par un moniteur particulier. Au fond de la piscine, il y avait de petits parcours avec des cerceaux, une structure simulant une épave. C’était très sympa.

Voici la vidéo de mon baptême de plongée à la piscine de Nogent.

Vivement la suite

Quand je suis sous l’eau, je suis dans un autre monde. Je me laisse porter par l’eau. Je me déplace sans effort et je n’ai qu’à profiter de ce moment magique. Malheureusement, les meilleures choses ont toujours une fin. Il faut maintenant quitter cette atmosphère magique. Retourner à la surface, dans le monde réel. Une fois sortie de l’eau, je réalise que le temps passe incroyablement plus vite sous l’eau.

Faire sa première plongée en piscine a des avantages :

– il n’y a pas de vagues ni de courant. Ca peut aider pour un premier contact avec cette activité et se familiariser avec l’équipement, les signes de communication et l’environnement aquatique ;

– c’est moins profond et le bassin est limité. C’est donc moins impressionnant que l’immensité de la mer ou de l’océan que l’on peut ressentir en milieu naturel ;

– il n’y a pas de poissons donc moins de distraction. On se concentre vraiment sur sa respiration et son équilibre. D’ailleurs, les poissons, notamment en bancs, peuvent parfois être impressionnant sous l’eau voire même faire un peu peur.

Ce baptême de plongée sous-marine en piscine a été une expérience géniale. Alors je pense que cela doit être génial en milieu naturel avec la faune et la flore sous-marine. C’était en 2018 et à l’époque je ne savais pas que deux ans plus tard je ferai mon baptême en mer, en Corse, à l’Ile Rousse.