Assurance plongée : le jour où on a appelé DAN

welcome assurance plongée DAN

C’était en octobre, nous avions atterri à la Réunion quelques jours plus tôt. La padawan Lucie n’avait pas pu faire la première plongée planifiée pour cause de rhume. On sait qu’elle a souvent mal aux oreilles, dans l’eau, au moment de descendre. Donc pas question de tenter le diable : repos forcé.

Trois jours plus tard : tout va mieux. Lucie n’est plus enrhumée, les sinus sont dégagés. On va plonger !

Tout se passe bien jusqu’au moment de descendre : l’appréhension d’avoir mal aux oreilles s’empare de la jeune padawan.
Sensibilisée et compréhensive, la monitrice qui nous accompagne prend Lucie par la main. La descente se fait le long du mouillage, tout doucement, pour éviter que les oreilles ne coincent. Quelques petites douleurs quand même, mais ça passe à la faveur de quelques déglutitions pour ouvrir les trompes d’Eustache. Lucie n’aime pas la Valsalva qu’elle trouve trop violente à son goût.
La plongée se termine bien, le sourire aux lèvres, des étoiles dans les yeux et plein de belles choses dans la tête.

L’après-midi, nous avons fait une belle balade dans l’île, en prenant garde de ne surtout pas monter en altitude (ce qui arrive vite à la Réunion).

C’est au moment d’aller se coucher que Lucie est arrivée dans la chambre, l’air franchement inquiet. Elle nous raconte qu’elle entend des bruits bizarres dans son oreille, qu’elle a des acouphène, qu’elle entend des plops, des sifflements. Rien d’inquiétant d’un point de vue de la douleur (c’est déjà ça), mais elle est franchement inquiète pour ne pas dire paniquée. On essaye de la calmer, d’être présents, elle va se coucher et finit par s’endormir.

Au petit matin, l’idée me vient : 💡 on va appeler DAN ! 💡

L’application pour smartphone est très pratique : elle contient toutes les informations des assurés (nous avons une assurance famille) ainsi que toutes les informations pour contacter DAN.

Au petit matin, j’appelle donc DAN. On a une assurance pour la plongée, utilisons-la. Lucie se sent beaucoup mieux, mais on va assurer le coup, on est assuré, on a un problème : on appelle. Je suis pris en charge par une opératrice italienne à qui j’explique, en anglais, que ma fille, assurée DAN, a plongé la veille et a eu des problèmes à une oreille. Elle prend note et m’annonce que je vais être rappelé rapidement par un médecin spécialiste et francophone. Et ça ne tarde pas… Un docteur suisse me rappelle, très sympa et bienveillant. On discute, je lui explique la situation, il prend ensuite Lucie au téléphone qui lui raconte son expérience et ce qu’elle ressent. Rapidement, le docteur se montre rassurant : selon lui, rien de grave d’après les symptômes décrits. Il recommande le repos et le suivi des symptômes. Il nous propose aussi de contacter, voire d’aller rencontrer, un médecin hyperbare qu’il connaît et qui travaille au centre hospitalier de Saint Pierre, où nous habitons pendant nos vacances. Ce sera chose faite l’après-midi, lorsque j’annonce que je suis membre DAN, le médecin hyperbare comprend tout de suite de quoi il s’agit. On sent qu’il est lui-même plongeur. Je lui explique la situation, et il écarte lui aussi la possibilité d’un barotraumatisme sévère. Lui aussi recommande quelques jours de repos. Nous allons donc nous imposer quelques jours sans plonger. Sur les conseils d’un ami ORL, on a mis quelques gouttes d’huile d’amande douce dans les oreilles tous les soirs après la douche et Lucie a pris un anti-flammatoire, par précaution, pendant trois jours.

Après trois ou quatre jours, nous retentons le coup, on prend encore plus le temps à la descente. Et tout se passe bien pour les plongées suivantes. Plus de douleur, plus de panique. On se régale en snorkeling, on nage avec les dauphins et on accompagne même notre padawan Gabin pour ses baptêmes de plongée.

Pendant notre séjour, nous avons été rappelés à deux reprises par DAN, pour prendre des nouvelles et suivre notre dossier.
De retour à la maison, Lucie a eu une consultation avec un ORL de la FFESSM : tout va bien, ses oreilles n’ont pas souffert, aucun traumatisme ou séquelles observables. L’ORL, plongeur lui-même, a donné quelques conseils à Lucie, notamment de ne pas hésiter à utiliser la méthode de Valsalva. Pratiquée avec trop vigueur, cette méthode est violente, mais pratiquée avec « légèreté » et très tôt dans la descente, elle est quand même efficace. Peut-être plus que la méthode de la déglutition, un peu plus difficile à maîtriser pour un débutant.

A ma grande surprise, DAN m’a encore rappelé plusieurs fois : pour prendre des nouvelles d’abord, puis pour obtenir les factures des soins reçus par Lucie, afin de compléter le dossier en vue du remboursement des frais engagés.

La licence FFESSM offre une assurance responsabilité civile (pour les dommages causés à autrui). Même si la plongée n’est pas forcément une activité dangereuse, elle comporte des risques. J’avais donc mené une enquête et c’est après cette aventure que j’ai compris pourquoi tous les copains plongeurs à qui j’ai parlé « assurance de plongée » m’ont invariablement renvoyé vers DAN.
Les padawans sont tous assurés chez DAN, et rien que pour ce qui est arrivé à Lucie à la Réunion, on ne regrette pas.