Baptême de plongée enfant dès 6 ans, Gabin a adoré !

Pour préparer nos vacances à la Réunion, nous avons appelé plusieurs clubs de plongée. Pour demander des renseignements et discuter, pour nous aider à faire notre choix. Lorsque nous avons appelé Plongée Salée, notre interlocutrice, Bérangère, nous a parlé de leurs offres pour les enfants quand elle a su qu’il y avait un petit padawan dans l’équipe. Nous avions les yeux grands ouverts quand elle nous a dit que Gabin, âgé de 6 ans, pourrait faire un baptême de plongée, dans le lagon, en respirant dans un détendeur.

Un détendeur comme Laurent Ballesta, Lucie et papa ?

Ca a été la réaction d’un Gabin surexcité quand il a entendu ce que nous annonçait celle qui était devenue l’héroïne de la famille. Il allait enfin, lui aussi, pouvoir plonger comme les grands. Mettre la tête sous l’eau, voir des poissons de toutes les couleurs grâce aux baptêmes de plongée pour jeunes enfants proposés par ce club.

Le club Plongée Salée, à l'Etang Salé
(La Réunion) qui propose aux enfants de plonger.
Le club Plongée Salée, à l’Etang Salé
(La Réunion)

Car si on avait bien vu que ce club, Plongée Salée, proposait des programmes Marmailles pour les enfants, on ne s’était pas imaginé qu’on pouvait faire juste un baptême, simple, dès 6 ans, sans suivre une série de cours préparatoires. Nous sommes probablement trop imprégnés par les pratiques courantes qui veulent que les enfants puissent commencer à plonger à partir de 8 ans pour la formation Plongeur de Bronze. Vérification faite : rien dans le code du sport ne semble proscrire l’activité plongée pour les enfants de moins de 8 ans. On comprend néanmoins aisément que la logistique et les ressources nécessaires font qu’il n’est pas évident pour la majorité des clubs de proposer des baptême de plongée pour les jeunes enfants.

J’en entends déjà certains critiquer qu’on puisse proposer cela à un enfant si jeune. Le moment est donc venu de préciser les conditions de ces baptêmes de plongée pour enfant :

  • L’enfant est évidemment accompagné par un moniteur, rien que pour lui ;
  • Il n’y a pas de réelle immersion : on reste en surface et on met juste la tête dans l’eau ;
  • L’enfant respire dans un détendeur, comme les grands ;
  • La ballade se fait dans le lagon, à l’abri des vagues et de la houle, dans moins de deux mètres de profondeur (pour ne pas dire un mètre cinquante).

Ceci étant dit, passons maintenant aux choses sérieuses.

Celui qui faisait ce qu’il voulait. Quand il voulait.

A cause de la pandémie de Covid, Gabin n’a pas eu droit aux traditionnelles leçons de natation à ses 5 ans.

Il n’a pas peur de l’eau et a appris à nager pendant les dernières grandes vacances, en juillet, dans une piscine. Il a alors accepté de retirer son gilet de sauvetage et de nager, comme un grand, sans aucun équipement de contrôle de la flottabilité. 😉 Une bonne chose de faite.

En revanche, il n’a jamais voulu mettre la tête sous l’eau. Ca a été non négociable. Même avec un masque, classique (il a un petit masque à sa taille) ou facial (type Decathlon) ou des lunettes de natation. C’était l’été dernier.

Nous arrivions donc à la Réunion avec la perspective imminente de son baptême de plongée et un Gabin qui savait nager depuis tout juste trois mois, mais qui n’avait jamais mis la tête sous l’eau.

Nous étions tous un peu crispés et secrètement déçus par l’idée qu’il pourrait ne pas profiter de cette opportunité de plonger « comme un grand » de peur de mettre la tête dans l’eau. Donc, tous les soirs, de retour à la maison de vacances, dans la piscine, nous lui proposions d’essayer de mettre la tête sous l’eau avec toujours cette même interrogation : « mais comment tu vas faire avec Bérangère pour ton baptême ? Il va bien falloir que tu mettes la tête sous l’eau pour regarder les poissons. Tu ne veux plus respirer dans un détendeur comme Laurent Ballesta ? »

La réponse agacée du padawan fut cinglante : « Mais Bérangère est une professionnelle. Elle sait comment faire pour s’occuper de moi et elle va tout m’expliquer, donc c’est avec elle que je le ferai. »

C’était clair. Le bonhomme avait un plan en tête et il allait le dérouler comme il l’entendait. Pas la peine d’insister davantage.

Surexcitation et impatience

C’est la veille du jour J qu’on a vu Gabin vraiment montrer son impatience. Il était excité, ne tenait plus en place et a évidemment eu du mal à aller se coucher. Il voulait tout savoir : « à quelle heure on part ? A quelle heure on arrive chez Plongée Salée ? A quelle heure je plonge ? Combien de temps je reste sous l’eau ? Est-ce que je vais avoir la bouteille sur le dos ? »

La seule chose qu’il n’a pas demandé, c’est à quelle heure il fallait se lever. Et pour cause : il était debout à six heures du matin, prêt à partir. Il a fallu lui rappeler qu’il fallait petit-déjeuner, se brosser les dents, s’habiller, etc.

Nous allions donc nous assurer d’avoir tout notre matériel et partir très en avance, c’est de toute façon une habitude que nous avons, en bons parisiens, pour limiter les risques de retard avec les bouchons de la capitale. Nous arriverons avec une bonne demi-heure d’avance. Parfait.

En route vers le lieu de mise à l'eau, pour les baptêmes des enfants : au bord de la plage, dans le lagon de l'Etang Salé.
En route vers le lieu de mise à l’eau, au bord de la plage, dans le lagon de l’Etang Salé.

Le grand moment.

– Ca va Gabin, tu es prêt à aller dire bonjour à tous les poissons du lagon ?

– Oui. Comment je vais respirer ?

C’est comme ça que ça a commencé. Et c’est là qu’on a compris que tout allait se faire en douceur et naturellement. Il était prêt et décidé.

On avait apporté son petit shorty acheté quelques mois plus tôt, donc Gabin a choisi de mettre sa jolie combi à lui.

Il était très fier quand la monitrice lui a fait essayer des masques et qu’il en a trouvé un bleu, comme sa combi.

Après quelques explications sur la façon dont on respire dans un détendeur, nous prenions la direction du lagon, à moins de cinquante mètres de là. Gabin avec Bérangère qui portait le bloc et Lucie et moi, derrière, palmes, masque et tuba à la main. Il était hors de question que nous ne soyons pas au premier rang pour cet événement.

Mise à l’eau 👌 👎

En surface, préparation pour le baptême de plongée. Détendeur en bouche et bouteille sur le ventre.
En surface, préparation à la plongée. Détendeur en bouche et bouteille sur le ventre.

La mise à l’eau se fait depuis la petite plage du lagon de l’Etang Salé. Après avoir un peu gonflé la stab, Bérangère propose à Gabin de s’alonger sur le bloc. Refus. Il préfère nager à côté de la stab qui les suit à la surface. Quelques inspirations dans le détendeur, la tête hors de l’eau, pour bien comprendre et se rassurer et c’est parti. La balade commence dans le lagon et l’émerveillement est immédiat. Je ne suis pas certain qu’il mesure la chance qu’il a de faire son tout premier baptême dans un tel environnement, mais il y a tout à porter de regard : balistes, chirurgiens, coraux, poissons papillon, perroquet et ballon, nudibranches, bénitiers, oursins, holothuries, étoiles de mer, labres, mérous, poissons trompette, poissons demoiselle, coffre et cocher… Incroyable.

Gabin a même croisé un banc de mulets, qu’il a pris pour des bébés requins. 😅

La balade durera une bonne quarantaine de minutes. Et c’est le froid qui aura raison du petit plongeur qui tremblait et avait les lèvres bleutées.

Première réaction

La tête était à peine sortie de l’eau, les mots résonnaient déjà sur le calme lagon réunionnais : « Papa je peux recommencer quand ? ». Nous n’étions pas prêts pour cette réaction. 😆 Pourtant, Lucie nous avait fait la même chose à l’issue de son baptême de plongée en mer.

Hilarité et bonheur. Enfin le petit padawan avait pu expérimenter les joies de la plongée. Alors certes, la tête sortait régulièrement de l’eau pour parler et cracher un peu d’eau salée. Il est resté à la surface pendant tout le temps du baptême, mais l’assurance était là. Et puis l’émerveillement, les étoiles dans les yeux. Et la fierté d’avoir dominé ses « peurs ».

Le planning des activités pendant ces vacances était chargé donc, nous ne savions pas s’il serait possible de refaire une plongée. Face à la tristesse du petit bonhomme, on a finalement fait de la place dans l’agenda pour le second baptême de plongée de l’enfant.

On remet ça

C’est donc avec toute l’assurance d’un padawan ayant fait sa première plongée la semaine précédente que nous prenons la direction de l’Etang Salé. Combi enfilée, masque récupéré, direction le lagon. Cette fois-ci, il décide de chevaucher son bloc comme il lui avait été proposé lors de la première plongée. Belle balade. Après une trentaine de minute : ça commence à grelotter sévère alors on prend la direction de la plage. Et là, à moins de deux mètres du bord, on entend Lucie hurler dans son tuba et pointer son doigt sur le côté, vers la plage.

La tortue

Une magnifique tortue imbriquée, dont la carapace devait mesurer au moins 1m-1m20, qui passait dans 80cm d’eau. Nous l’avons doucement approchée et suivie pour une visite guidée du lagon. La rencontre a été incroyable, une sorte de bénédiction. C’était magique de la voir évoluer ainsi dans ces eaux peu profondes.

Nous étions un peu tristes et déçus de ne pas avoir vu de tortues lors de nos plongées. Donc en croiser une ici, aussi « accessible », le dernier jour de baignade et la veille de notre retour, c’était vraiment inespéré et très émouvant. C’est plein d’émotion et les yeux humides de bonheur et de joie que nous retournions vers le club. Je ne suis pas certain qu’on se soit dit autre chose que « c’est incroyable ! », il nous aura fallu un peu de temps pour redescendre sur Terre (ou refaire surface, c’est selon).

La vidéo des exploits de notre padawan Gabin. Résumé de deux plongées dans le lagon réunionnais.

Bilan

Nous avons adoré cette expérience et nous remercions énormément Plongée Salée de proposer cette possibilité de découvrir la plongée au travers de baptêmes spécialement adaptés. L’atmosphère est très bienveillante et douce, pleine d’attention. Le seul regret est que ce soit beaucoup trop loin pour pouvoir y retourner plus régulièrement. Mais sachant que cela se fait, nous allons investiguer pour essayer de trouver d’autres clubs (plus proche, en métropole) qui proposent des expériences avant 8 ans.

Je suis heureux et rassuré de voir que Gabin a aussi beaucoup apprécié son expérience et qu’il s’investira probablement désormais dans ce petit projet des Plongeurs Padawan par passion, pas seulement par mimétisme ou pour faire plaisir à son papa. 😇
La route est encore longue pour lui, mais on espère qu’il pourra commencer par les « petites » formations Plongeur de bronze, d’argent et d’or avant de passer son niveau 1.

Voici d’ailleurs le compte rendu de Gabin ; ce sont les mots d’un enfant de 6 ans, à l’imagination débordante. 😜

Pour mes premières plongées, nous sommes allés chez Plongée Salée. J’ai rencontré Bérangère, ma monitrice de plongée. Comme j’ai une combinaison à moi, je me suis préparé tout seul en enfilant ma combinaison. Pendant ce temps, Bérangère m’a donné un masque et des palmes. Elle m’a aussi expliqué comment j’allais respirer sous l’eau avec un détendeur. Bérangère m’a aussi montré les signes pour communiquer dans l’eau lorsque l’on plonge, car évidemment, sous l’eau, on ne peut pas parler. Il faut absolument connaître les signes pour pouvoir prévenir les copains qui plongent avec nous que tout va bien, que l’on a froid ou que l’on n’a plus d’air pour respirer.

Nous avons ensuite marché jusqu’à la plage pour aller nous mettre à l’eau. A la Réunion, il y a un lagon de corail qui protège la plage des vagues et des requins.

A ma première plongée, j’avais un petit peu peur de ma plongée parce que c’était la première, donc c’était un peu dur de s’habituer à l’eau parce que je n’ai pas encore l’habitude de mettre la tête sous l’eau. On avait un gilet, accroché à la bouteille d’air, et qui flottait à côté de nous. Pour la première plongée, j’ai nagé à côté du gilet et de la bouteille. Pour la deuxième plongée, j’ai enfilé le gilet à l’envers et j’avais donc la bouteille sur le ventre.

Pendant mes deux plongées, j’ai vu un poisson ballon, des coraux, des poissons de toutes les couleurs : des poissons papillons, des poissons chirurgiens, des bénitiers, des limaces de mer, un bébé requin et une raie.

A la fin de la deuxième plongée, j’avais très froid alors nous étions en train de rentrer vers la plage quand tout à coup, une tortue est passée juste devant nous. C’était incroyable. Alors au lieu de rentrer, nous avons décidé de la suivre et de nager un petit peu avec elle dans le lagon.

Finalement, je me suis vite habitué à respirer avec le détendeur et j’ai hâte de pouvoir plonger encore parce que c’était vraiment super et rigolo de pouvoir respirer sous l’eau et admirer tous ces poissons. Mais avec le gilet sur le ventre, c’était parfois difficile de sortir la tête de l’eau pour enlever mon masque qui avait parfois un peu d’eau.

Encore un grand merci à Bérangère et Didier chez Plongée Salée pour leur initiative auprès des enfants.
Et bien sûr aussi, un immense merci à Philippe, qui a appris à nager à Gabin dans sa piscine (juillet 2021).